Le site de Pépiron
Les fouilles
A partir de 1960, la "section d'archéologie" de la Société de Géographie a fouillé un site gallo-romain, près de l'écart de Pépiron, dans la commune de Saint-Just-Luzac. Le site appartient actuellement à cette commune. Les vestiges exhumés par la Société ont souffert des injures du temps et des pillages. Voici quelques photos prises au cours des travaux.
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Mur de petit appareil avec joints au fer
Angle de murs
Même angle de murs et petit appareil interne
Mur d'appareil médiocre
Au fond hypocauste à pilettes, au premier plan hypocauste à canaux
Croisée de canaux
Empreinte de soulier à clous
Paul David pose pour la photo
Quelques monnaies recueillies sur le site
Une clé articulée, par Philippe Duprat
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L'une des clés en fer trouvées sur le site de Pépiron, à Saint-Just, dans les années 60, et exposée au musée de la Vieille Paroisse de Rochefort (1), présente des caractéristiques très particulières (2). L'étude publiée en 1984 (3), en fait une très brève mention (p. 530) et renvoie à un dessin qui n'apparaît pas dans les planches. Cette clé se compose de deux parties articulées : une première tige, de section quadrangulaire (longueur : 180 mm, largeur moyenne : 14 mm, épaisseur moyenne : 6 mm), présente un petit anneau de suspension et se termine par une sorte de bouton forgé sur le plat de la tige pliée perpendiculairement. Sur ce bouton vient s'adapter le grand anneau (diamètre intérieur : 12 mm) d'une deuxième tige (longueur : 162 mm, largeur moyenne : 10 mm, épaisseur moyenne : 6 mm), dont le panneton comporte trois dents disposées sur un axe perpendiculaire dans le même plan que la tige.
La partie inférieure de cette clé se rapproche typologiquement de la clé à tige coudée fonctionnant par retrait [ type 2 de Manning et n° 9 du catalogue du musée archéologique de Saintes (4)], modèle très répandu dans tout le monde romain du 1er au 3e siècle. La particularité de la clé de Pépiron est d'avoir deux parties articulées : la tige supportant le panneton semble complétée par une sorte de rallonge repliable et démontable.
Il s'agit, à notre connaissance, d'un exemplaire unique. Toutes les autres clés de ce type ont une seule tige terminée par un anneau que l'on a toujours défini comme un anneau de suspension. La clé de Pépiron est-elle exceptionnelle, ou bien toutes les autres sont-elles incomplètes ? Un recensement exhaustif pourrait fournir une amorce de réponse.
Notes
1. Sa récente restauration par la Société de Géographie a mis en évidence son articulation.
2. Je remercie Guy Vienne (Musée archéologique de Saintes) pour sa collaboration.
3. La villa gallo-romaine de Pépiron, par C. Gabet et P. David, Bulletin de la Société de Géographie de Rochefort, 2e série, tome IV, n° 13, pp. 517-540.
4. Les objets en fer dans la collection du musée archéologique de Saintes (Ier- XVe siècle), catalogue, édition Musées de Saintes, 1992, pp. 23-24, n° 9.
Publié dans Roccafortis, 3e série, tome III, n° 18, septembre 1996, p. 65.