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LES VIEUX MOULINS DE BREUIL-MAGNÉ ET DE LOIRE
par R.-J. Boutin
Il y avait autrefois trois moulins à vent dans la paroisse de Breuil-Magné et un dans celle de Loire.

Moulin de la Grollière
Le plus ancien des moulins du Breuil fut très probablement celui de la Grollière. Il dépendait de cette seigneurie et était situé non loin du logis noble, au lieu dit aujourd'hui la Petite Grollière. On le trouve mentionné pour la première fois dans un document du 17 mai 1539 ainsi conçu : " ... le fief de la Grollière, assis en l'isle de Rochefort, consistant en four banal, moulin, garenne, complants, terrages et autres revenus... " (1). On le retrouve en 1792 où il figure dans un procès verbal (il était alors tenu par un certain Jean Gillemot) (2), puis en 1809, sur le plan cadastral dressé à cette époque ; il existe encore en 1868 mais n'apparaît plus sur la carte d’État Major dressée en 1889. Il a donc disparu dans les années 70 à 80. Des personnes âgées nous avaient affirmé entre les deux guerres qu'on en voyait encore la base au début du siècle, aménagée en volière par le propriétaire, M. Paponnet, ancien officier de marine. Aujourd'hui, non seulement il n'en subsiste aucune trace mais personne n'a conservé le moindre souvenir d'un moulin à cet endroit, qui a même changé de nom.
Moulin de la Croisée

Moulin de la Croisée
Si, en quittant la Grollière, nous suivons la route d'Aigrefeuille, nous ne tarderons pas à rencontrer le moulin de la Croisée qui domine, tel un donjon médiéval, les quelques maisons basses formant le hameau placé, comme son nom l'indique, à un carrefour.
Contrairement à beaucoup d'autres, la tour est encore presque intacte car, bien qu'elle ait perdu ses ailes depuis près d'un demi-siècle, on avait aménagé l'intérieur pour la conservation des grains, et pour cela ajouté un étage. Ayant ainsi continué à servir, elle avait bénéficié d'un minimum d'entretien. Sa hauteur primitive a même été conservée car on aperçoit quelques-unes des pierres appareillées formant le couronnement sous le pignon de l'affreux toit à double pente dont, comme la plupart de celles qui subsistent, elle a été coiffée.
La hauteur totale est de 9 m 80 pour un diamètre intérieur de 4 m 30 et extérieur de 6 m 10. Deux portes à linteau droit donnaient accès à l'intérieur, l'une d'elle étant aujourd'hui murée. Plusieurs petites ouvertures de formes et de dimensions différentes, placées dans un désordre qui est le signe de plusieurs modifications, distribuaient un éclairage plutôt réduit aux trois étages qui existaient autrefois et auxquels on accédait par un vieil escalier en bois épousant la courbe de la muraille et qui a été conservé.
La maçonnerie en moellons calcaires, assez friable (pierre et chaux), est encore solide. On remarque des reprises et des irrégularités dans la partie supérieure, donnant à penser que l'on a fait un surhaussement, ce que paraît confirmer la hauteur exceptionnelle de l'édifice, mais peut-être ne s'agit-il que d'une réparation.
Nous n'avons trouvé que très peu de documents d'archives sur le moulin de la Croisée, mais fort heureusement il renferme d'intéressants graffitis qui vont nous donner quelques indications sur son passé. On remarque tout d'abord la date de 1623, suivie d'un nom, Pierre Chauvet, profondément gravés dans la pierre, sur l'encadrement intérieur de la porte. Certes, si cette date était à l'extérieur, comme on pouvait le voir au moulin de la Belle-Judith à Rochefort, on pourrait en conclure que c'était celle de la construction du moulin, alors que dans notre cas il s'agit bien plutôt de la date où le meunier Pierre Chauvet prit possession du moulin. Cependant, d'après ce que nous avons observé, il ne semble pas qu'il soit beaucoup plus ancien que le début du XVIIème siècle.
Examinons maintenant les graffitis qui font l'intérêt de cette vieille tour. D'abord ceux de la première porte, entre cette date de 1623 et ce nom, particulièrement importants car il s'agit là de la plus ancienne inscription lapidaire trouvée à ce jour dans nos villages, inscription placée à droite de l'entrée et à 1 m 60 de hauteur ; un peu plus bas nous trouvons une autre date, 1728, et, un peu à gauche de celle-ci, 1791, suivie d'un cartouche où l'on distingue vaguement une effigie. Un peu partout, sur les pierres de taille, on voit des signes, des lettres et des chiffres qu'on ne peut identifier, d'ailleurs en partie effacés par les frottements dus aux passages continuels de sacs de grain ou de farine. Sur l'encadrement de la seconde porte on distingue des silhouettes de vaisseaux anciens, surtout identifiables par la figuration de trois étages de sabords par des trous creusés à la pointe du couteau et surmontés de traits horizontaux et verticaux voulant représenter des vergues et des mâts, mais tout cela tellement surchargé et enchevêtré qu'il est difficile de s'y reconnaître.
Au premier étage, sur l'encadrement d'une petite fenêtre, une amusante gravure attire l'attention, car c'est l'image de son propre moulin que le meunier a voulu représenter et cela avec beaucoup de soin et d'adresse. Les proportions sont respectées et on peut voir tous les détails des ailes et du mécanisme. Sur la pierre immédiatement au dessus on retrouve une figuration de vaisseau à trois ponts avec sa proue recourbée, ses rangées de canons et sa haute mâture.
Ces inscriptions et ces naïfs dessins sont intéressants à plus d'un titre, non seulement au point de vue historique mais encore par les déductions qu'on peut en tirer sur la vie d'une certaine classe sociale d'autrefois. Ainsi la date de 1623 nous apporte la preuve que ce moulin existait bien avant la fondation de Rochefort et même avant le grand siège de La Rochelle de 1628, ce qui en fait un vénérable témoin du passé. La réalisation de ces inscriptions suppose une certaine instruction à une époque où la plupart des paysans étaient illettrés et une certaine aisance car l'instruction n'était pas gratuite. De cela nous aurons d'autres preuves dans les archives communales où l'on trouve des meuniers dans les notables et officiers municipaux. Ainsi Jean Minet, officier municipal en 1790, dont la signature témoigne d'une parfaite maîtrise de l'écriture (3). Il est certain que la gestion d'un moulin, comportant des transactions sur les grains et farines et aussi un entretien et des réparations pour lesquelles il fallait traiter avec des artisans, nécessitait un minimum d'instruction et un certain capital.
On remarque aussi l'intérêt que le meunier portait aux navires ; sans doute faut-il voir là un effet de l'influence que pouvait exercer sur les imaginations la présence à moins de deux lieues d'un grand port de guerre et peut-être concrétisait-il ainsi des rêves d'évasion et de départ pour " les Isles ".
Le moulin de la Croisée fut, selon des personnes qui se rappellent l'avoir vu tourner dans leur enfance, celui de tous nos moulins des cantons de Rochefort qui resta le dernier en activité. Il avait même été modernisé grâce au remplacement des toiles des ailes par des lattes articulées. Il s'arrêta définitivement aux approches de la guerre de 1914. Il était tenu par la famille Muret.
Moulin de la Perche
Le moulin de la Perche est placé sur une hauteur qui constitue le point le plus élevé de la commune. On découvre de là un immense panorama qui s'étend à la côte de l'Océan, à l’Île d'Aix, aux coteaux de l'Aunis et à la plus grande partie des communes du Breuil et de Loire. La tour, diminuée de hauteur, parait très ancienne. Elle serait depuis longtemps ruinée si l'on n'en avait soutenu la maçonnerie fortement lézardée par un tirant qui la traverse de part en part. On y remarque une porte cintrée et deux ou trois petites lucarnes. Ce moulin a la particularité assez rare d'être complètement isolé, la maison la plus proche étant à une centaine de mètres de là (4). Une vieille tradition assure même que, autrefois, le meunier résidait dans un groupe de masures situées près de la route, entre le moulin et le cimetière, et où nous avons trouvé un linteau de porte datant au moins du XVème siècle, mais provenant d'une construction beaucoup plus importante.
Nous trouvons le moulin de la Perche cité pour la première fois dans nos archives à l'occasion d'une plainte portée devant la magistrature communale, en 1790 (5). Ce document - un procès-verbal - est intéressant car il nous restitue un peu l'ambiance qui régnait à cette époque révolutionnaire dans nos petites communes où le maire se trouvait investi de multiples fonctions, dont la police n'était certes pas la moins difficile.
C'est ainsi que, le 14 septembre 1790, le Conseil Général de la commune se trouvait réuni pour juger deux affaires. La première était une querelle entre trois servantes dont l'une avait été battue et avait eu sa coiffe et son mouchoir déchirés par les deux autres. Ces méchantes filles sont condamnées sur le champ à deux livres d'amende et à faire un séjour de 24 heures à la prison communale.
La deuxième affaire, qui nous intéresse plus particulièrement, a fait l'objet du procès-verbal suivant : " ... Au mesme instant est comparu le nommé Guilloteau, charon de ce bourg, qui a demandé l'autorité de la loix contre le nommé Lautent, farinier du moulin de la Perche, aussi en cette paroisse, auquel il avait remis deux pochées de froment et deux pochées d'orge pour être converties en farine, à condition de trente sols par pochée de son bled, qu'il le remettra poids pour poids, déduction faite de cinq livres par pochée pour le déchet. Mais que le dit Lautent ne s'estait pas tenu au marché convenu et lui avait retenu malicieusement et de mauvaise foi, scavoir sur chaque pochée de méture trente livres, faisant juste des quatre pochées quatre-vingt livres de farine, en outre et par dessus les vingt livres accordées pour la totalité de la mouture. Une plainte de cette nature mérite notre attention puisqu'elle intéresse le bien général. En conséquence, après avoir vérifié le compte que nous à fait le dit Guilloteau, nous avons reconnu qu'il était juste. Mais cette affaire étant majeure et exigeant une punition exemplaire, nous avons décidé que le dit Lautent devait être mandé de comparaître devant moi, en présence dudit Guilloteau, pour savoir la raison de la plainte portée contre lui ; à cet effet, il a été mandé ; ne s'étend pas trouvé chez lui, nous avons arrêté que Lautent et Guilloteau seraient cités de se trouver le jeudi 23 de ce mois au matin dans la maison dite le Grand Logis, pour, après vérification des plaintes de Guilloteau... définitivement tant en l'absence que présence des parties (6). F. Naveau, Letourneur, Verdier, Nicol maire ".
Hélas, nous ne connaîtrons pas la suite donnée à ce litige car elle a disparu de nos archives, mais deux ans plus tard nous y trouvons une nouvelle affaire concernant le moulin de la Perche. Elle fait l'objet d'un autre procès-verbal dont la rédaction contraste singulièrement avec celle du premier et que nous reproduisons intégralement en respectant la forme et l'orthographe approximative :
" Aujourd'hui, quatre de juillet 1792, sur les huit heures du matin, ce que nous a été déclaré par le nommé François Autens, fermier demeurant au moulin de la Perche, paroisse de Breuil-Magné : La nuit du trois venant au quatre de ce mois, sur les onze heures de la nuit, il c'est trouvé un homme qui estoit à même à vollé les toilles du moulin dudit Autens. Son garçon ayant entendu du bruit, estant levé, ayant trouvé un homme, ayant avancé pour le saizir mais n'ayant pu a cause qu'il a parti tout de suite et ayant crié au secours de son maître qui, ayant couru illico pour secourir son garçon mais n'ayant pu prendre l'homme pasque qu'il sait trouvé dans la vigne, le dit Autens et son garçon sont retournés chez eux ; ayant trouvé une jument attachée à un buisson a trente toises environ du moulin, le dit Autens ayant été de suite à la métairie de la Perche requérir main forte, il sait trouvé a ce moment Jean Doignon domestique du dit Fougeroux, fermier de la dite métairie, ils se sont transportés tous les trois. Ils ont trouvé la dite jument attachée avec un licol de cuir et une bride très mauvaise et une mauvaise selle déchirée. Le dit Autens l'a prise et l'a menée chez lui en la présence des hommes ci dessus. Laquelle dite jument a de hauteur 4 piez six pouces : poil noir, age inconnu, marquée sur le devant de poils blancs, ferrée que les piez de devant. C'est pourquoi le dit Autens nous a déclaré faire causement dresser procès verbal a l'instant.
Sur les huit heures du matin, il s'et présenté le nommé Louis Folleau qui a réclamé la dite jument et ayant déclaré qu'il avait prêtée au nomme Drugon, farinier, demeurant a un moulin dans la paroisse de Saint Sorlin de Marennes, suivant la déclaration qu'il nous a faite.
La rnesme nuit il a été pris au nommé Jean Guillemot demeurant au moulin de la Grollière, en la dite paroisse de Breuil-Magné, une toille de son moulin.
Le dit Autens ayant mis la ditte jument en fourrière chais le dit Charbonnier, cabaretier au bourg et commune du Breuil-Magné, les jours et ans indiqué ci-dessus (7). Charbonnier maire, Jean Minet O.S.P.V. ".
Cette nouvelle affaire montre que la mauvaise réputation que l'on faisait autrefois aux meuniers n'était pas toujours sans fondements. On les accusait notamment de tirer d'un sac double mouture ou de garder plus de farine qu'il n'était convenu et de la remplacer par du son (6). Cette méfiance à l'égard des meuniers avait surtout son origine dans le mode de règlement généralement employé dans cette profession, qui consistait à prélever une certaine quantité de la farine obtenue pour prix de la mouture. Mais il faut tenir compte du fait que l'opinion publique était en cette période de disette très sensibilisée à tout ce qui touchait au pain.
Nous avons vu que le maire avait qualifié de majeur le litige entre le farinier Autens et son client Guilloteau. Un autre procès-verbal des archives nous révèle également l'état d'esprit de la population. Ainsi le 2 floréal an II, les citoyens Charbonnier et Navaud, étant chargés du recensement des grains, sont informés par le citoyen Cailton que le citoyen Bouchillon a caché du blé pour donner à manger à ses chiens. Le maire ordonne une perquisition car "il peut résulter grand mal d'une pareille accusation ". Les dits commissaires font la visite mais n'ont absolument rien trouvé que la teste du grain qu'ils avaient laissé à Bouchillon (9).
Certains meuniers avaient même la confiance de leurs concitoyens comme nous avons pu le constater par l'élection de l'un d'eux, Jean Minet, comme officier municipal du Breuil-Magné. Mieux encore, dans une commune de nos environs, Saint-Nazaire-sur-Charente, un meunier fut élu maire à la même époque (10). Gardons-nous donc de mettre tous ces pauvres " fariniers " dans le même sac.
Après ces événements, le moulin de la, Perche continue, sans histoire semble-t-il, de moudre d'innombrables pochées d'orge et de blé jusqu'aux premières années de ce siècle où il dut s'arrêter faute de meunier pour le servir, le dernier, un vieux célibataire, n'ayant pas trouvé de successeur. Il était alors tenu par la famille Suire.
Moulin de Loire
Le moulin de Loire se trouvait à environ mille mètres à 1’ouest du village, sur le même plateau que ceux du Breuil. Ce fut sans doute à l'origine un moulin seigneurial, mais celui dont la tour existait encore il y a quelques années ne semblait pas très ancien et il était encore en très bon état au moment de sa destruction. Sur la maison du meunier, le linteau de la porte est daté de 1772. Peut-être le moulin avait-il été construit vers cette époque. Il cessa de fonctionner à la fin du siècle dernier mais conserva longtemps encore sa toiture pointue. Il fut démoli dans les années trente par le fermier de la propriété, sous le prétexte que cette tour vide créait des courants d'air qui attiraient l'orage. De fait la maison, située à une vingtaine de mètres, était parfois atteinte par des coups de foudre mais, en réalité, ils suivaient la ligne électrique. Il n'en reste plus qu'un tas de pierres, mais l'exploitation agricole conserve toujours le nom de " ferme du Moulin ".
Avant de terminer cette modeste étude nous avons pensé à associer au souvenir du moulin celui du four banal ou commun du village, car il a tenu lui aussi une grande place dans la vie quotidienne d'autrefois.
Les fours communs
Dans la suite des opérations laborieuses qui avaient pour but d'obtenir ce pain qui était la principale et quelquefois la seule nourriture, nos ancêtres devaient encore passer par le four. Ce four, de même que le moulin, était à l'origine une institution seigneuriale et figurait en bonne place dans les titres des fiefs nobles, comme nous l'avons vu à la Grollière. Il a été conservé un autre document, daté de 1435, faisant état de la fondation d'un four par le premier seigneur connu de ce fief, dans les termes suivants : " le four bannier et destraignable qui fut dudit feu Pierre de Offertun, assis au Broil de Rochefort... ". Ce document, un procès en succession, ayant été établi peu après la mort de ce seigneur, on peut situer au début du XVème siècle la fondation de ce four qui fut probablement le premier (11).
L'usage du four entraînait naturellement le paiement d'une redevance ; aussi les plus pauvres devaient, dit-on, se contenter de galettes cuites sous la cendre (12).
Les privilèges seigneuriaux ayant été abolis par la Révolution, le four devint une institution communautaire partagée entre un certain nombre de villageois qui avaient droit au four, de même qu'au puits commun et au queureu, terrain réservé au dépôt des bois et des fourrages. C'est ainsi que le four du village de Beauregard appartenait à sept propriétaires. Ce four, qui paraît très ancien, subsiste encore. Un autre, plus récent, a été construit à côté. Ils sont installés dans des masures très basses et encastrées dans le sol, comme étaient autrefois beaucoup de maisons appelées pour cette raison des " creux de maisons ".
Dans le bourg du Breuil, le dernier four que nous ayons connu se trouvait derrière la maison Cadet. Complètement ruiné, il fut acquis non sans peine par le propriétaire de la maison et démoli dans les années trente. Le four du village de la Tublerie subsiste à moitié ruiné, mais le fournil a disparu. Outre les fours communs il existait des fours particuliers dans les plus importantes métairies et dans certaines maisons dont les propriétaires n'avaient pas droit au four commun.
Certains de ces fours, notamment dans les cabanes du marais, ont été en usage jusque vers 1920.
Selon une antique tradition, le combustible nécessaire au chauffage du four de Beauregard était pris (du temps des seigneurs) dans un bois situé à quelques centaines de mètres du village et qui, en effet, a conservé le nom révélateur de " bois du four ".
Les moulins et les fours communs, témoins d'une époque où il fallait beaucoup de temps et de peine pour obtenir un aliment que nous nous procurons maintenant avec une facilité que nous n'apprécions pas assez, ayant cessé d'assurer la fonction pour laquelle ils avaient été construits, disparaissent peu à peu, dans une indifférence presque générale. Nous pensons que c'est une erreur et que les moulins devraient au contraire être précieusement conservés car ils ont une valeur au point de vue historique ou pittoresque.
Notes
(1) Revue de Saintonge et d'Aunis, tome X. Ch. Dangibeaud.
(2) Archives communales de Breuil-Magné
(3) Ibidem.
(4) Il s'y trouve un linteau de porte daté de 1784.
(5) Archives communales de Breuil-Magné.
(6) Ibidem.
(7) Ibidem
(8) P. Tardy. " Le pain des sauniers ". Bull. de la Soc. de Géo. de Rochefort n° 8, 1961.
(9) Archives communales de Breuil-Magné
(10) P. Bertot. St-Nazaire-sur-Charente (1790-1795). Actes du congrès des sociétés savantes du Centre-Ouest. Rochefort, 1964
(11) Archives Historiques de Saintonge et d'Aunis, tome 6.
(12) Mechet et Bonsergent. Histoire d'Aulnay. Néré, 1913.
Publié dans Roccafortis, bulletin de la Société de Géographie de Rochefort, 2e série, tome IV, n° 2, 2e trimestre 1979, p. 23-29.