ASPECTS DE LA VIE CULTURELLE ROCHEFORTAISE

DANS LES ANNÉES 1880

- autour de Henry Mériot -

par Alain Quella-Villéger.

 

Il est de bon ton de considérer la vie culturelle provinciale comme pauvre. A cet égard, la ville de Rochefort (Charente-Maritime) est généralement victime de ses origines militaires du XVIIe siècle. On la croit aussi rigide et hermétique à l'art que son plan en damier ne tolère la courbe ni la nuance. Pourtant, sous le soleil d'Aunis, sur les rives de la Charente, nombre de peintres et de poètes se sont distingués. La naissance en ces lieux en 1850 de Julien Viaud, futur Pierre Loti, ne saurait être considérée comme une exception, comme une hausse brutale sur un électrocardiogramme culturel plat. Il n'est que de s'arrêter sur l'un des polygraphes du Panthéon communal, que l'on relègue souvent à la rubrique des "poètes de sous-préfecture", pour se rendre compte que, dans les années 1880, Rochefort affirme une culture certes maritime et coloniale - port oblige -, bourgeoise nécessairement - il y a des "salons" comme ailleurs -, mais aussi littéraire, ouverte aux grands courants nationaux. Le polygraphe s'appelle Henry Mériot (1).

Né à Marennes en 1856, mort à Rochefort en 1938, Henry Mériot nous a laissé des centaines de poèmes, des nouvelles, des contes, des milliers d'articles dispersés dans les feuilles locales. Faiseur de belles reliures, bibliophile avisé, en relation avec le monde littéraire parisien, voilà ce qu'il est convenu d'appeler un ami complet des livres, à la fois lecteur, critique, écrivain, éditeur, directeur de revue, journaliste et relieur.

Après d'élémentaires études classiques au collège de Marennes, ou autodidactes - pour le dessin -, Mériot quitte sa ville natale à l'âge de seize ans pour aller apprendre à Niort la reliure d'art, la dorure, l'encadrement. Il commence comme ouvrier en août 1872 pour deux mois puis vient à Rochefort continuer son apprentissage durant un an. En décembre 1873, il part pour Bordeaux avant de se fixer un an à Ribérac (juin 1874-avril 1875) et de clore sa formation par trois années vécues à Périgueux (avril 1875-juillet 1878) : c'est donc un "tour du Sud-Ouest" et non un "tour de France" comme d'aucuns l'ont pu croire, à la suite du récit savoureux du poète Laurent Tailhade (2). En 1878, il se fixe définitivement à Rochefort, où il ouvre son premier atelier de reliure, écrit beaucoup, et se marie.

Son oeuvre poétique infiniment parnassienne a été publiée dans cinq recueils. En 1880 paraissent Les Scabieuses, oeuvre de jeunesse pleine d'amour, de pitié (Victor Billaud, l'ami de Zola, en préfaça les "strophes ailées"), et Victor Hugo, à qui Mériot avait adressé le manuscrit de ce recueil, lui répondit avec une chaleur toute cursive : "J'accepte votre livre et j'applaudis vos vers. Vous êtes un noble esprit ! Je vous salue!" (6 mai 1879). Les Flûtes de Jade, dix ans plus tard, se révèlent d'un intimisme délicat, d'une préciosité plus raffinée. Les Lys de Minuit, qui paraissent en 1911, ont les faveurs de la préface de Laurent Tailhade, dont la rhétorique volontiers abondante n'invente pas ici de mots assez élogieux. En 1925, Henry Mériot réalise sans doute un désir fort ancien : réunir en un volume ses Poésies complètes, ajoutant à celles déjà parues, un inédit : Le Jardin de Flore. Cet épais volume représente l'itinéraire de toute une vie conduite par la foi en "la Beauté par l'Art ennoblie", itinéraire quasiment rectiligne jusqu'au terminus posthume : les Dernières Lueurs parues en 1938, préfacées par Philéas Lebesgue qui diagnostiquera alors : "Ce parnassien est un Romantique attardé"...

La journée de travail finie, après le dîner pris en famille autour de la lampe à pétrole - "C'est un intérieur à la Chardin", dit Tailhade -, Mériot se retire pour se consacrer à la poésie et à la lecture. A moins qu'il ne gagne le Théâtre municipal afin de rendre compte dans la presse locale des nombreux spectacles passant par Rochefort, ou qu'il n'assiste en d'autres salles aux conférences de la Société de Géographie, ou bien aux premiers balbutiements du cinématographe.

L'atelier fut longtemps doublé d'un cabinet de lecture ouvert au public, dans lequel on trouvait l'avant-garde littéraire, celle dite aujourd'hui "fin-de-siècle". Un de ses amis s'en souvenait en 1925 : "Je n'oublierai jamais que c'est chez vous que j'ai appris à connaître la vraie littérature par le choix exquis qui présidait à votre bibliothèque de la rue Cochon-Duvivier. Ah ! foin des René Bazin et des Henry Bordeaux ! Péladan, Pierre Louys, Jean Lorrain, Jean Lombard, Hugues Rebell, que sais-je ?... et combien d'autres ? Je les ai tous lus chez vous, parce que ces auteurs on ne les trouvait nulle part".

Dans cet atelier, sorte de bibliothèque-musée aux éléments en perpétuel renouvellement, riche de livres dédicacés, de photos, de somptueuses reliures, Mériot faisait figure de causeur remarquable doté d'une grande mémoire et d'une grande cordialité. Un couvert était toujours disponible pour l'ami de passage. Aussi vit-on chez lui de curieuses rencontres, et du beau monde.

A Rochefort, si le cercle le plus intime sera plus tard familial grâce aux gendres artistes, de Henry Chapront (1876-1965) (3), graveur-illustrateur, au champion de la cause régionaliste Alphonse-Marius Gossez (1878-1940), en passant par Léon-Gabriel Dyonet (1876-1946), écrivain, sans oublier son propre fils relieur et peintre Camille Mériot (1887-1975), le cercle littéraire local n'est pour l'instant que celui des amis rochefortais : en premier lieu, Pierre Loti, au civil Julien Viaud (1850-1923). Les deux hommes se connaissent bien. Julien Viaud a publié sous l'anonymat Aziyadé, en 1879, et ne fut connu sous le nom de Loti qu'en 1881. Mériot à cette époque a publié les Scabieuses et son atelier, ouvert depuis trois ans, a eu le temps de le faire connaître. Il semble que les deux hommes se lièrent en 1884. Leur amitié ne connaîtra pas d'éclipse, malgré la gloire de l'un et la modeste condition de l'autre, Mériot ne se laissant pas déboussoler par la célébrité, Loti demeurant plein d'attention pour les misères d'autrui. Et ils ont en commun la passion pour leur ville. De cette amitié, évoquée ailleurs (4), retenons l'aspect littéraire. Loti soutient la candidature de Mériot pour des prix littéraires auprès de Henry de Régnier, d'Alphonse Daudet, d'Anatole France, ou bien la publication de ses poèmes dans des revues. Des journalistes inversement utilisent Mériot comme intermédiaire pour entrer en contact avec Loti, lequel lui fait rencontrer à Rochefort Judith Gautier et Yann Nibor. A la mort de Loti, Mériot, dans Les Tablettes des Deux Charentes, célébrera cette "affection jamais démentie" pour "l'homme si humainement généreux".

Dans le sillage de Loti, on comptera plus tard, parmi les fidèles, son secrétaire, l'avocat et journaliste, correspondant local du Figaro, Gaston Mauberger (1864-1934) (5), fixé à Rochefort en 1891, le photographe Camille Gozzi, le directeur au Casino Charles Février, des peintres aussi comme Hippolyte Lucas (1854-1925), Louis Auguin (1824-1903), Paul Morchain (1876-1931), ou Jean Nougué, des journalistes locaux (Henry Pichon, Louis Vallet), des officiers de marine, etc. Dans l'immédiat, le nom de Georges Gourdon (1852-1915) domine (6).

Georges Gourdon, originaire de Vandré (près de Surgères), est de milieu modeste. Passé par Paris où il s'est lié vers 1876-1879 avec Paul Bourget, François Coppée, Barbey d'Aurevilly, et surtout André Theuriet et le poète Sully-Prudhomme, il est devenu le rédacteur des vénérables Tablettes des Deux Charentes. Ami comme Mériot des poètes voisins Léonce Depont ou André Lemoyne, il ébauche une oeuvre poétique lyrique et parnassienne, qui s'épuise parfois dans l'épopée médiévale ou l'esprit revanchard, des Pervenches de 1879 aux Chansons de geste (1901). Le Sang de France, en 1891, s'honore d'une préface de Loti, une amitié qui prend comme pour Mériot ses racines vers 1884. Cette ?uvre rustique, populaire, patriotique, dont Ferdinand Brunetière célébra l'ampleur et l'éclat, n'a pas survécu, trop datée, mais l'homme illustre de sa riche personnalité le Tout-Rochefort cultivé des années 1880. On le trouve parmi les collaborateurs de La Feuille rose de Mériot.

Sans reprendre ici l'histoire de cette revue emportée par l'automne 1886, histoire éphémère contée ailleurs (7), et dansée sur deux temps en 1883-4 et 1886, il suffit de rappeler qu'elle constitue l'une de ces aventures littéraires marginales et provinciales, laborieuses et frileuses, injustement oubliées parce que pierre de taille posée dignement, clef de voûte d'un édifice poétique inattendu.

Henry Mériot en est le directeur, le rédacteur, le factotum; il fait appel à Louis-Ernest Lessieux pour illustrer la couverture et, aidé du poète breton Robert de La Villehervé, propose un ensemble poétique très académique, très parnassien, en provenance des quatre coins de France, avec une prédilection pour le Languedoc d'Auguste Fourès, et pour la Belgique : 25 auteurs dont émergent aujourd'hui Albert Giraud (membre de la "Jeune Belgique" avec Rodenbach), Charles de Sivry, ami de Verlaine. Malgré les noms de Rodenbach et de Loti au sommaire du n° 7 de juin 1884, c'est l'échec.

La frêle embarcation est remise à flot en 1886 avec la complicité d'un nouveau venu dans la région, Charles-Henry Lapauze (Montauban 1867-Paris 1925). On reprend les mêmes (Loti, Gourdon, Giraud), mais on devient symboliste, naturaliste, voire proche de l'École romane de Jean Moréas. Les nouveaux venus s'appellent Jean Rameau, Henry Cormeau, Charles Buet; ils représentent les Mauges, les Landes, et Moissac (avec l'influence de Raymond de la Tailhède, et l'on retrouve un autre ami de Verlaine, Jules Tellier).

Mais deux capitaines pour une revue poétique, c'est trop. Charles-Henry Lapauze décide de prendre un autre cap en lançant à Paris une autre publication, La Revue rose, et Henry Mériot reste à quai à Rochefort, conservant ses propres amis dans le monde des Lettres.

Parmi eux, cet autre romancier rustique du Quercy, Léon Cladel (né à Montauban comme Lapauze), mais aussi Edmond de Goncourt, Théodore de Banville, Joséphin Péladan, Laurent Tailhade, Léon Bloy, qu'il rencontre et avec lesquels il tient une correspondance suivie (il est l'artisan--relieur de leurs livres aussi) (8); tous les écrivains romanciers ou poètes, qui estiment en Mériot la dignité de l'artisan, l'art du poète, l'homme authentique du terroir. Certains, comme Armand Got, ou Philéas Lebesgue se retrouveront avec lui dans l'Académie des Dix de Province, fondée en 1925, dans laquelle on trouvera Emile Guillaumin ou Anatole Le Braz. On doit citer aussi une romancière, Rachilde, connue sans doute à Périgueux encore adolescente, et qui gardera pour son "cher ami de la première heure" une amitié indéfectible.

On le voit, l'apparente solitude d'un poète de province est bien remplie. Son atelier, sa revue, sa boîte à lettres témoignent de l'ampleur d'un réseau de relations littéraires insoupçonné.

Ces quelques traits et portraits de la vie culturelle rochefortaise n'auraient pas de sens s'ils ne portaient en filigrane une réflexion sur la notion même de culture régionale. Sur ce point, François Julien-Labruyère a généreusement défriché le terrain - ou le terroir -, et nous pouvons donc apporter quelques éléments de réponse (9).

Ces amitiés nombreuses, parfois glorieuses, ne firent jamais oublier au poète Henry Mériot ses racines modestes et sa région natale. Aussi a-t-on pu considérer Mériot comme le plus grand poète de la Saintonge. Lui-même s'est présenté comme "un Saintongeais impénitent", à la manière d'un Loti revendiquant toujours cette première patrie (Rochefort étant cependant en Aunis et non en Saintonge). Mériot en effet n'échappe pas à l'intérêt qui se manifeste particulièrement à la fin du XIXe siècle (un courant de "renaissance latine") pour la terre natale. Et celle-ci le lui rendit bien puisque la Fondation Bremond d'Ars-Migré lui décernera en 1937 le Prix de Saintonge "pour son ?uvre littéraire, notamment pour son livre Les Belles légendes de Saintonge, pour son oeuvre artistique, pour son attachement aux choses de la province et pour une vie entièrement consacrée à l'étude et à l'illustration de la Saintonge". Il est très lié d'ailleurs à Victor Billaud qui dirigea à Royan, de 1876 à 1894, Les Muses Santones, et publia son premier recueil.

Et pourtant Mériot ne s'enferme pas en Saintonge. La Feuille rose ne fut pas saintongeaise, ne fut pas un lien culturel régional, comme d'autres revues d'Aunis, de l'Ouest ou charentaises souvent éphémères. C'est une publication citadine vantant le monde agricole, mais ne s'ouvrant point au patois, ni au folklore. Le paysage rural est idéalisé, n'est qu'un décor, sauf chez Gourdon, ou bien le support d'une idéologie "terrienne" traditionaliste. Ici, si la vieille aristocratie a encore parfois sa place, et même si on lorgne politiquement vers la monarchie, il est clair que le poète recrute plutôt dans la petite bourgeoisie ou parfois chez les instituteurs (à la différence de sociétés savantes où le châtelain et l'abbé dominaient "l'establishment" érudit). L'atelier de l'artisan prend sa revanche sur le salon mondain, sur la salle de réception de la Bourse; mieux, Mériot ne s'exile pas à Paris pour réussir (encore que Gourdon passe par la capitale), et il prend la liberté de s'exprimer par là où elle commence grâce aux lois de la IIIe République : en imprimant, en diffusant.

La Feuille rose est un indice de la vitalité culturelle d'une ville de province, loin des carrés d'officiers, par-delà l'érudition des sociétés savantes. Curieusement, lorsque la Feuille rose cesse, la Société de Géographie de Rochefort fondée en 1878 et qui compte alors 340 membres, est sur le point de connaître (en 1891) son zénith, avec le Congrès National des Sociétés Françaises de Géographie. Alors que, pour celle--ci, "la vocation régionale s'élargit à l'empire colonial français", que les sujets coloniaux fagociteront 80% de bulletins (10), la Feuille rose reste métropolitaine, et francophone. Deux ou trois textes exotiques seulement y apportèrent quelques notes asiatiques ou tropicales.

Deux cercles concentriques façonnent le régionalisme, estime François Julien-Labruyère (11) : "L'objet des sociétés savantes se situe dans le premier, les revues culturelles trament le second. Mais entre eux, les interférences sont continuelles. Ils se nourrissent mutuellement de références et de public". Ici, cela n'est pas clairement prouvé. Le succès de l'une n'a pas rejailli sur la vie de l'autre. Mais, affirme également François Julien-Labruyère, le bilan identitaire des Charentes passe par les "écrivains grands et petits (qui) forment à eux seuls le plus fécond des foyers d'identité". Sans se réclamer haut et fort du régionalisme, Mériot et bien sûr Loti ont donné à leur région un ferment identitaire indiscutable. Mais leurs rapports avec le terroir sont plus complexes, plus troubles. On le sait bien pour Loti, on le voit pour Mériot, "prisonnier" (et conscient de l'être) dans son atelier, si incompris souvent dans sa petite ville (Georges Gourdon s'en plaignait ouvertement).

Cela traduit d'une certaine manière cette "fin des terroirs" que l'historien américain Eugen Weber date des années 1890 (12). Les progrès de l'instruction, le développement de la presse, la centralisation administrative, déstructurent les vieilles entités culturelles. De ce décloisonnement naît une culture plus nationale, voire supranationale (coloniale plus qu'européenne), qui reste francophone seulement, mais aussi un malaise, voire une culpabilité plus ou moins consciente. Le territoire, disloqué mentalement, devient territoire idéalisé (paysannerie, régionalisme). A Rochefort, moins qu'ailleurs, on ne pouvait pourtant s'en tenir au monologue régionaliste parce qu'une ville portuaire tellement ouverte au monde et à l'Empire n'y trouvait pas son âme. Reste que, curieusement, dans la Feuille rose, on ignore presque le monde.

Chacun sa mission. A la Société de Géographie, la découverte du monde. Aux poètes, l'invention du monde...

 

Notes

 1. Pour tous renseignements biographiques et bibliographiques, et une analyse de son oeuvre, voir "Henry Mériot, poète-relieur impénitent (1856-1938)" par Alain Quella-Villéger, Le Picton, Poitiers, n° 58, juillet-août 1986, p. 40-44, et n° 59, septembre-octobre 1986, p. 2-7.

2. Préface de Laurent Tailhade à Les Lys de minuit par Henry Mériot, Rochefort, édition à compte d'auteur, 1911, XXIV - 297 p. (largement citée dans l'étude sur Henry Mériot, op. cit.).

3. Cf. catalogue Henry-Chapront 1876-1965 - Dessins, cartes postales, gravures par Bruno Gaudichon et A. Quella-Villéger, Musée Sainte-Croix, Poitiers, janvier 1985, 123 p.

4. Dans l'étude op. cit. et "Trois amitiés rochefortaises de Pierre Loti" par A. Quella-Villéger, Revue Pierre Loti, n° 21, janvier-mars 1985, p. 109-112.

5. Cf. "Gaston Mauberger (1864-1934) - Une personnalité dans l'ombre de Pierre Loti", par A. Quella-Villéger, Le Picton, Poitiers, n° 46, juillet-août 1984, p. 20-25.

6. Cf. "Georges Gourdon, poète, journaliste et ami de Pierre Loti (Vandré 1852-Rochefort 1915)" par A. Quella-Villéger, Le Picton, Poitiers, n° 79, janvier-février 1990, p. 2-7.

7. Cf. "L'Histoire éphémère de la Feuille rose (1883-1886)", par A. Quella-Villéger, Le Picton, Poitiers, janvier-février 1991.

8. Pour en savoir plus sur ces amitiés, se reporter à nos études citées en note 1.

9. François Julien-Labruyère : L'Alambic des Charentes, Paris, Le Croît Vif, juin 1989, 380 p.

10. D'après François Julien-Labruyère, op. cit., p. 71-73.

11. Cf. François Julien-Labruyère, op. cit., p. 139 et 278.

12. Eugen Weber : La Fin des terroirs - la modernisation de la France rurale 1870-1914, Paris, Fayard-Editions Recherches, 1983, 843 p.

 Publié dans Roccafortis, 3e série, tome II, n° 7, janvier 1991, p. 25-30.